Location de van en irlande : itinéraire et budget

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L’Irlande, surnommée l’île d’émeraude, attire chaque année des millions de voyageurs en quête d’authenticité et de paysages à couper le souffle. La location d’un van aménagé constitue aujourd’hui l’une des façons les plus prisées de découvrir ce territoire aux multiples facettes. Cette approche du voyage offre une liberté inégalée pour explorer les côtes sauvages, les lacs mystérieux du Connemara et les villages pittoresques qui ponctuent la Wild Atlantic Way. Avec plus de 2 500 kilomètres de routes côtières et un réseau routier bien développé, l’Irlande se révèle parfaitement adaptée au vanlife . Les statistiques du tourisme irlandais indiquent une croissance de 15% du marché de la location de véhicules de loisirs entre 2019 et 2023, témoignant de l’engouement croissant pour cette forme de voyage nomade.

Réglementation et documentation obligatoire pour la location de van en irlande

Permis de conduire international et équivalences européennes post-brexit

Depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, la réglementation concernant les permis de conduire en Irlande a évolué de manière significative. Pour les ressortissants français, le permis de conduire national demeure valide pour des séjours touristiques de courte durée en République d’Irlande. Cependant, pour l’Irlande du Nord, territoire britannique, un permis de conduire international devient obligatoire depuis janvier 2021.

Les loueurs irlandais exigent généralement que le conducteur principal soit titulaire de son permis depuis au moins deux ans. Cette condition s’applique particulièrement aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, catégorie dans laquelle entrent certains vans aménagés haut de gamme. La plupart des agences acceptent les permis européens pour des locations inférieures à 90 jours, mais recommandent fortement d’obtenir un permis international pour éviter tout désagrément lors des contrôles routiers.

Il est important de noter que certaines compagnies d’assurance irlandaises appliquent des restrictions spécifiques aux conducteurs étrangers, particulièrement concernant l’âge et l’expérience de conduite. Ces critères peuvent influencer significativement le coût de la location et les conditions d’assurance proposées.

Assurance responsabilité civile et couverture collision damage waiver (CDW)

L’assurance responsabilité civile est obligatoire en Irlande et généralement incluse dans le tarif de base de la location. Cette couverture minimale protège contre les dommages causés aux tiers, avec un plafond standard de 20 millions d’euros pour les dommages corporels et 1,2 million d’euros pour les dommages matériels. Cependant, cette protection de base ne couvre pas les dommages au véhicule loué.

La Collision Damage Waiver (CDW) constitue un complément essentiel qui limite la responsabilité financière du locataire en cas de dommage au van. Sans cette protection, vous pourriez être redevable de la totalité des frais de réparation, qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros pour un véhicule neuf. La plupart des loueurs proposent différents niveaux de CDW, avec des franchises variant de 500 à 2 500 euros selon la formule choisie.

Les routes irlandaises étant particulièrement étroites et sinueuses, notamment dans les régions rurales comme le Kerry ou le Donegal, l’investissement dans une assurance complète s’avère souvent judicieux pour voyager sereinement.

Âge minimum et caution bancaire : conditions des loueurs irlandais

L’âge minimum pour louer un van en Irlande varie selon les prestataires, mais se situe généralement entre 21 et 25 ans. Les conducteurs de moins de 25 ans se voient souvent appliquer un supplément « jeune conducteur » pouvant atteindre 25 euros par jour. Certains loueurs haut de gamme fixent même l’âge minimum à 30 ans pour leurs véhicules les plus onéreux.

La caution bancaire, préautorisée sur votre carte de crédit lors de la prise du véhicule, représente un montant substantiel. Elle varie de 1 500 euros pour un van compact à plus de 5 000 euros pour les modèles premium équipés de tous les conforts. Cette somme reste bloquée pendant toute la durée de la location et jusqu’à 30 jours après le retour du véhicule, le temps de vérifier l’absence de contraventions ou de dommages différés.

Les cartes de débit ne sont généralement pas acceptées pour cette caution, seules les cartes de crédit Visa ou Mastercard étant admises. Il est également indispensable que la carte soit au nom du conducteur principal déclaré dans le contrat de location.

Vignette environnementale et restrictions de circulation dans dublin

Dublin a instauré depuis 2019 une zone de faibles émissions (Low Emission Zone) dans son centre-ville, mais les véhicules de tourisme, y compris les vans de loisirs, en sont actuellement exemptés. Néanmoins, les autorités irlandaises prévoient d’étendre progressivement ces restrictions aux véhicules récréatifs d’ici 2025, particulièrement pour les modèles diesel antérieurs à la norme Euro 6.

Le stationnement des vans dans Dublin pose davantage de défis que la circulation elle-même. La plupart des parkings souterrains du centre-ville limitent la hauteur à 2,1 mètres, excluant de facto la majorité des vans aménagés dont la hauteur dépasse souvent 2,8 mètres. Les rares parkings adaptés aux grands véhicules affichent des tarifs prohibitifs, jusqu’à 25 euros par jour.

Les zones résidentielles de Dublin appliquent également des restrictions de stationnement pour les véhicules de plus de 2,5 tonnes entre 19h et 7h, obligeant les propriétaires de vans à privilégier les campings périurbains ou les aires de stationnement spécialisées situées en périphérie de la capitale.

Comparatif des loueurs spécialisés et tarification saisonnière

Mcrent ireland et bunk campers : analyse des prestations premium

McRent Ireland, filiale du géant européen de la location de camping-cars, propose une flotte de 150 véhicules répartis sur trois dépôts : Dublin, Cork et Belfast. Leurs vans, majoritairement basés sur des châssis Mercedes Sprinter et Volkswagen Crafter, affichent un âge moyen de 2,5 ans. La société se distingue par ses équipements de série particulièrement complets : réfrigérateur à compression de 90 litres, chauffage au gaz Truma, douche intérieure et toilettes à cassette.

Bunk Campers, entreprise familiale irlandaise créée en 2008, mise sur une approche plus décontractée avec ses vans colorés et ses aménagements optimisés pour les jeunes voyageurs. Leur flotte de 200 véhicules comprend des modèles compacts de 2 à 6 couchages, avec une spécialisation dans les vans tout-en-un intégrant cuisine, couchage et espace de vie dans un volume restreint. Les tarifs de Bunk Campers incluent systématiquement l’assurance CDW avec franchise réduite à 750 euros, un avantage concurrentiel non négligeable.

Les deux enseignes proposent des services premium comme la livraison du véhicule à l’aéroport (moyennant 75 euros) et un pack « première nécessité » incluant linge de lit, produits d’hygiène et ustensiles de cuisine. Leurs ateliers certifiés effectuent une révision complète tous les 15 000 kilomètres, garantissant une fiabilité optimale même sur les routes difficiles des Highlands écossais ou des montagnes de Wicklow.

Happy campers et celtic campervans : positionnement économique

Happy Campers Ireland cible délibérément le segment budget avec des vans d’occasion de 3 à 7 ans, proposés à des tarifs 20 à 30% inférieurs à la concurrence premium. Leurs 80 véhicules, principalement basés sur des châssis Ford Transit et Peugeot Boxer, offrent un équipement de base mais fonctionnel. L’absence de douche intérieure et de toilettes permet de réduire significativement les coûts, tout en maintenant le confort essentiel avec kitchenette équipée et couchages confortables.

Celtic Campervans, coopérative de propriétaires de vans privés, fonctionne sur le modèle du peer-to-peer à l’instar d’Airbnb. Cette approche collaborative permet d’accéder à des véhicules atypiques, souvent personnalisés par leurs propriétaires passionnés. Les tarifs varient considérablement selon l’équipement et l’âge du véhicule, de 45 euros par jour pour un van basique à 120 euros pour un modèle haut de gamme avec panneaux solaires et climatisation.

Ces loueurs économiques appliquent généralement des franchises d’assurance plus élevées (1 500 à 2 500 euros) et proposent moins d’options d’équipement. Cependant, ils offrent souvent plus de flexibilité sur les lieux de prise en charge et les durées minimales de location, particulièrement appréciables pour des séjours courts ou des itinéraires non conventionnels.

Pure motorhomes et wilderness motorhomes : gamme haut de gamme

Pure Motorhomes positionne ses 50 véhicules sur le segment ultra-premium avec des vans neufs de moins d’un an, tous équipés de motorisations Euro 6d conformes aux normes environnementales les plus strictes. Leurs modèles phares, comme le Hymer Grand Canyon ou le Mercedes Marco Polo, intègrent des technologies avancées : écran tactile multimédia, climatisation automatique bi-zone, réfrigérateur à tiroirs et système de gestion énergétique intelligent.

Wilderness Motorhomes se spécialise dans les vans tout-terrain équipés de suspensions renforcées, de pneumatiques all-terrain et de protection de carter, parfaitement adaptés aux pistes non goudronnées des îles d’Aran ou des hauteurs du Donegal. Leurs 30 véhicules, construits sur mesure dans leurs ateliers de Galway, proposent des aménagements sur-mesure avec matériaux nobles et finitions artisanales.

Ces prestations d’exception se reflètent dans les tarifs : comptez entre 180 et 250 euros par jour en haute saison, auxquels s’ajoutent des options premium comme le Wi-Fi satellitaire (15 euros/jour) ou l’équipement outdoor complet (tentes, chaises, barbecue portable pour 25 euros/jour). Les services inclus compensent partiellement ces tarifs élevés : nettoyage complet inclus, assistance 24h/24 avec véhicule de remplacement, et couverture d’assurance tous risques sans franchise.

Tarification haute saison juin-août versus périodes creuses

La saisonnalité influence drastiquement les tarifs de location de vans en Irlande, avec des écarts pouvant atteindre 200% entre juin-août et les mois d’hiver. Un van 4 places standard affiché à 80 euros par jour en novembre peut grimper à 240 euros en juillet, période de pointe du tourisme irlandais coïncidant avec les vacances scolaires européennes et la météo la plus clémente.

Période Van économique (par jour) Van premium (par jour) Disponibilité
Décembre-Février 45-65€ 85-120€ Excellente
Mars-Mai 65-95€ 120-160€ Bonne
Juin-Août 140-240€ 200-350€ Très limitée
Septembre-Novembre 75-110€ 130-180€ Correcte

Les mois de septembre et octobre émergent comme un sweet spot intéressant, combinant tarifs modérés et conditions météorologiques encore favorables. Les températures restent douces (12-18°C) et les paysages automnal offrent des couleurs spectaculaires, particulièrement dans les forêts du Wicklow National Park ou les landes du Connemara. Cette période présente également l’avantage d’éviter les foules estivales sur les sites touristiques majeurs comme les falaises de Moher ou le Ring of Kerry.

Pour optimiser les coûts, la réservation anticipée s’avère cruciale. Les loueurs proposent généralement des remises « early bird » de 10 à 20% pour les réservations effectuées plus de six mois à l’avance, particulièrement attractives pour la haute saison où la demande excède largement l’offre disponible.

Frais annexes cachés : nettoyage, kilométrage et équipements optionnels

Au-delà du tarif de location affiché, plusieurs frais annexes peuvent significativement impacter le budget final. Le forfait nettoyage, facturé entre 50 et 120 euros selon le prestataire, n’est généralement pas optionnel. Ce service couvre le nettoyage extérieur, intérieur et la désinfection complète du véhicule, incluant la vidange des eaux usées et le nettoyage des toilettes chimiques le cas échéant.

La politique de kilométrage varie considérablement selon les loueurs. Tandis que certains proposent un kilométrage illimité, d’autres appliquent une franchise de 200 kilomètres par jour avec une facturation de 0,30 à 0,50 euro par kilomètre supplémentaire. Pour un circuit classique de la Wild Atlantic Way (2 500 km), cette différence peut représenter un surcoût de 500 à 750 euros sur une sem

aine de location.Les équipements optionnels représentent une source de revenus significative pour les loueurs, mais peuvent également transformer un tarif initialement attractif en facture salée. Le kit de camping (table, chaises, barbecue portable) coûte généralement 15 à 25 euros par jour, tandis que le linge de lit et les serviettes ajoutent 8 à 12 euros quotidiens. Les équipements techniques comme le GPS, souvent obsolète face aux smartphones modernes, reste facturé 5 à 8 euros par jour par certains loueurs peu scrupuleux.La location d’équipements spécialisés pour l’Irlande mérite une attention particulière. Les vélos électriques, parfaits pour explorer les îles d’Aran ou les sentiers côtiers du Wild Atlantic Way, sont proposés à 25-35 euros par jour. Les combinaisons de surf, indispensables pour profiter des spots réputés de la côte ouest comme Lahinch ou Bundoran, coûtent 12-18 euros par jour selon la qualité néoprène.

Itinéraire wild atlantic way : étapes incontournables et aires de stationnement

Péninsule de dingle et slea head drive : parkings autorisés pour camping-cars

La péninsule de Dingle constitue l’un des joyaux de la Wild Atlantic Way, mais sa popularité croissante pose des défis logistiques considérables pour les propriétaires de vans. Le Slea Head Drive, circuit de 47 kilomètres offrant des panoramas spectaculaires sur les îles Blasket, dispose de seulement trois aires de stationnement officiellement adaptées aux véhicules de plus de 6 mètres. Le parking de Dunquin, situé près du port d’embarquement pour les îles Blasket, offre 15 emplacements pour grands véhicules au tarif de 5 euros la journée, avec des toilettes publiques et un point d’eau potable.

L’aire de Coumeenoole Beach, accessible par une route étroite mais goudronnée, propose un stationnement gratuit mais limité à 12 heures maximum. Ce site exceptionnel, utilisé comme décor naturel pour plusieurs films dont « Ryan’s Daughter », offre une vue imprenable sur les falaises et l’océan Atlantique. Cependant, l’accès nécessite une conduite prudente sur 2 kilomètres de route à voie unique avec des passing places espacés.

Le village de Dingle lui-même pose des défis particuliers pour le stationnement des vans. Le parking principal, situé près du port de pêche, limite officiellement la hauteur à 2,5 mètres, mais tolère généralement les véhicules jusqu’à 3 mètres hors saison. En été, la police locale (Gardaí) applique strictement cette limitation, obligeant les propriétaires de vans hauts à utiliser l’aire périurbaine de Milltown, située à 3 kilomètres du centre-ville.

La réservation préalable s’avère indispensable pour les aires payantes de Dingle entre juin et septembre, période où l’affluence touristique sature rapidement les capacités d’accueil disponibles.

Falaises de moher et burren national park : restrictions de stationnement

Les falaises de Moher, site le plus visité d’Irlande avec 1,6 million de visiteurs annuels, ont instauré depuis 2018 un système de réservation obligatoire pour les véhicules de plus de 2,3 mètres de hauteur. Cette mesure vise à limiter l’impact environnemental sur ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et à fluidifier le trafic sur la route côtière R478, particulièrement étroite aux abords du centre d’accueil.

Le parking officiel des Cliffs of Moher propose 12 emplacements dédiés aux camping-cars au tarif de 15 euros par véhicule, incluant l’accès au centre d’interprétation et aux sentiers balisés. Ces places, réservables en ligne jusqu’à 30 jours à l’avance, sont généralement complètes dès 8h30 en haute saison. Les véhicules non réservés sont systématiquement refoulés vers le parking secondaire de Liscannor, situé à 8 kilomètres, avec navette payante (3 euros par personne).

Le Burren National Park, paysage lunaire unique façonné par l’érosion calcaire, offre davantage de flexibilité pour le stationnement des vans. L’aire principale de Poulnabrone, célèbre pour son dolmen préhistorique, dispose de 25 emplacements gratuits pour grands véhicules, avec limitation à 6 heures de stationnement diurne. Les services sont rudimentaires : toilettes sèches et panneau d’information, sans point d’eau ni électricité.

La route panoramique du Burren (R480) serpente sur 35 kilomètres entre Ballyvaughan et Kilfenora, ponctuée de sept viewpoints aménagés pour les véhicules de loisirs. Attention toutefois aux limitations de poids : plusieurs ponts anciens limitent le tonnage à 7,5 tonnes, excluant les camping-cars intégraux les plus lourds. La signalisation, exclusivement en gaélique dans certaines zones rurales, peut désorienter les conducteurs non familiers avec cette langue celtique.

Connemara et kylemore abbey : aires de service et vidanges

Le Connemara, région sauvage du comté de Galway réputée pour ses lacs miroitants et ses montagnes aux sommets arrondis, dispose d’une infrastructure d’accueil limitée mais stratégiquement répartie. L’aire de service de Clifden, capitale officieuse de la région, constitue le point névralgique pour l’approvisionnement et la vidange des vans. Cette station, gérée par la municipalité, propose des services complets : vidange eaux grises et noires (8 euros), remplissage d’eau potable (gratuit), électricité 16A (2 euros/heure) et Wi-Fi gratuit pendant 2 heures.

Kylemore Abbey, château néo-gothique du XIXe siècle reconverti en abbaye bénédictine, attire près de 300 000 visiteurs annuels dans un site aux capacités de stationnement limitées. Le parking principal, récemment réaménagé, offre 18 emplacements spécifiquement conçus pour les camping-cars, avec branchement électrique optionnel (5 euros). La réservation, fortement recommandée entre mai et septembre, s’effectue par téléphone au +353 95 52001 ou via le site officiel de l’abbaye.

Les jardins victoriens de Kylemore, restaurés selon les plans d’origine de 1867, méritent une visite approfondie nécessitant généralement une demi-journée. Le stationnement nocturne est toléré sur autorisation préalable (15 euros), permettant de profiter du site en matinée avant l’arrivée des cars de touristes vers 10h30. Cette option inclut l’accès aux douches et toilettes de l’aire d’accueil jusqu’à 22h.

La Sky Road, circuit panoramique de 11 kilomètres au départ de Clifden, pose des défis techniques pour les vans de grand gabarit. Cette route étroite, ponctuée de montées à 12% et de virages en épingle, limite l’accès aux véhicules de moins de 7 mètres et 3 tonnes. Trois aires de stationnement jalonnent le parcours, mais seule celle de Diamond Hill dispose d’un espace suffisant pour effectuer un demi-tour avec un van de plus de 6 mètres.

Achill island et westport : campings municipaux et wild camping légal

Achill Island, reliée au continent par un pont routier depuis 1887, représente la plus grande île d’Irlande avec ses 148 km² de paysages contrastés entre plages de sable fin et falaises vertigineuses. L’île dispose de deux campings municipaux acceptant les vans : Keel Bay Camping (ouvert d’avril à octobre) et Dugort Beach Camping (mai-septembre). Ces établissements publics proposent des tarifs démocratiques : 18-25 euros par nuit pour un van avec deux occupants, incluant électricité, eau chaude et accès Wi-Fi.

Le wild camping jouit d’un statut particulier sur Achill Island grâce à un accord historique entre la municipalité et les propriétaires terriens locaux. Cinq zones sont officiellement désignées pour le camping sauvage gratuit, avec limitation à 3 nuits consécutives et obligation de laisser les lieux dans leur état initial. Ces emplacements, balisés par des panneaux en gaélique et anglais, disposent de toilettes sèches et de points de collecte des déchets vidangés hebdomadairement.

Westport, élue « meilleure ville de loisirs d’Irlande » par le Irish Times en 2012, offre une base logistique idéale pour explorer la région du Mayo. Le camping municipal de Westport House, situé dans le parc du château du XVIIIe siècle, propose 80 emplacements pour camping-cars avec des services haut de gamme : parcelles délimitées de 8×6 mètres, branchement électrique 16A, eau individuelle et évacuation des eaux grises. Les tarifs, de 28 euros en basse saison à 45 euros en juillet-août, incluent l’accès aux jardins du château et au parc aventure.

L’aire de services de Westport, gérée par une coopérative locale de camping-caristes, fonctionne selon un système d’honneur avec paiement par pièces. Cette installation, unique en Irlande, propose des services à la carte : vidange eaux noires (3 euros), eaux grises (2 euros), eau potable (1 euro/100 litres), électricité (1 euro/heure). Un système de jetons, disponibles dans les commerces locaux, facilite les paiements et évite les problèmes de monnaie.

Budget détaillé et optimisation des coûts de voyage

L’établissement d’un budget réaliste pour un voyage en van en Irlande nécessite de prendre en compte de multiples variables, depuis les coûts de location jusqu’aux dépenses quotidiennes sur place. Pour une famille de quatre personnes effectuant un circuit de deux semaines sur la Wild Atlantic Way, le budget moyen s’établit entre 3 200 et 5 800 euros, selon le niveau de confort souhaité et la saisonnalité du voyage.

La location représente généralement 35 à 45% du budget total. Un van 4-6 places en juillet coûte entre 2 100 et 3 500 euros pour deux semaines, auxquels s’ajoutent les assurances complémentaires (150-300 euros), les équipements optionnels (200-400 euros) et la caution temporaire (1 500-3 000 euros). L’optimisation de ce poste passe par la réservation anticipée, le choix de modèles légèrement plus anciens (2-3 ans) et la négociation de forfaits incluant assurances et équipements de base.

Les carburants représentent un poste budgétaire significatif, particulièrement avec les vans aux motorisations gourmandes. Comptez 0,12 à 0,18 euro par kilomètre selon le modèle et votre style de conduite. Pour un circuit complet de 2 500 kilomètres, prévoyez 300 à 450 euros de carburant. L’Irlande bénéficiant de prix légèrement inférieurs à la France (différence de 5 à 8 centimes par litre), ce poste reste maîtrisable avec une conduite économique et une planification optimisée des étapes.

L’alimentation en van permet de réaliser des économies substantielles par rapport aux restaurants, avec un budget courses de 25-35 euros par jour pour quatre personnes contre 80-120 euros de restauration traditionnelle.

Les droits d’entrée aux sites touristiques majeurs totalisent 180 à 250 euros pour une famille : Cliffs of Moher (60 euros), Kylemore Abbey (52 euros), Trinity College Dublin (56 euros), Ring of Kerry (gratuit mais parking payant), Skellig Michael (120 euros avec traversée). Les pass touristiques régionaux, comme l’Heritage Card (40 euros/adulte, 90 euros/famille), rentabilisent rapidement pour les amateurs de patrimoine historique visitant plus de trois sites payants.

Poste budgétaire Budget économique (2 semaines) Budget confort (2 semaines) Optimisations possibles
Location van 1 800-2 400€ 2 800-4 200€ Réservation anticipée, hors saison
Carburant 280-380€ 320-450€ Conduite économique, planification
Alimentation 350-490€ 560-840€ Courses locales, cuisine van
Campings/aires 200-350€ 420-650€ Wild camping légal, municipaux
Activités/visites 150-250€ 300-500€ Heritage Card, activités gratuites
Divers/imprévus 200-300€ 350-500€ Fonds d’urgence modulable

Infrastructure routière irlandaise et spécificités de conduite en van

Le réseau routier irlandais, totalisant 95 000 kilomètres dont 1 800 kilomètres d’autoroutes, présente des caractéristiques uniques nécessitant une adaptation du style de conduite habituel. Les routes secondaires, particulièrement nombreuses dans l’ouest rural, mesurent fréquemment moins de 4 mètres de large, obligeant les conducteurs de vans à maîtriser l’art du croisement aux passing places. Ces élargissements, espacés de 200 à 800 mètres selon la topographie, sont signalés par des panneaux spécifiques et des marquages au sol réfléchissants.

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